Planter les haies…

…entre autres

Suite à l’article sur les clôtures, voici ce qui a été planté derrière celles-ci et sur tout le terrain:

Comment on plante les arbustes :

  • un coup de grelinette pour faciliter le coup d’après
  • un petit coup (celui d’après) de fourche pour faire un trou
  • des billes d’argiles au fond…pour essayer éventuellement de retenir un peu de matière organique
  • un autre coup de grelinette au fond du trou pour ouvrir la voie aux racines nouvelles
  • mélanger la terre du sol avec du fumier de cheval et du terreau
  • placer le plant dans le trou avant de remplir avec le mélange ci-dessus
  • on plante des ronces pour protéger ces bébés plants des babines de cervidés affamés
  • on paille avec du chanvre, des feuilles, un caillou (au choix ou les trois en même temps)
  • et enfin, on invoque l’esprit des buses pour manger (ou faire peur) les (aux) petits mulots mangeur de racines

Et le tour est joué.

Le matériel nécessaire pour planter.

Au bout de 4 jours, j’ai pu planter tous les plants que j’avais achetés. Sauf ceux que j’ai donné et l’oranger mexicain que je ne voulais pas tuer dans le froid gâtinais…tout de suite…je l’ai mis de côté…en pot…dans une maison.

C’était dur. Mais être seul, à l’air libre, avec un but modeste, ça fait vraiment du bien. Je me demande si c’est pour ces moments-là que tout le monde jardine. Est-ce que ce ne serait pas anti-stress ?

En attendant, le stress est qu’il faut nourrir tous ces lascars. Paie ta filière de matière organique à trouver et à épandre. La suite au prochain article.

Récupérer de l’eau pour l’irrigation

Une des premières préoccupations à avoir lorsqu’on investie un terrain pour y installer de la vie, c’est comment y apporter de l’eau. L’eau, c’est comme le gras, c’est la vie. Tous ces beaux plants ont besoin d’eau pour vivre. Pour cela il faut de l’eau stockée et un moyen de distribuer cette eau.
L’objectif est que tout cela se fasse tout seul. Nous n’avons pas volontairement choisi de ne pas faire de potager pour arroser tous les jours notre terrain durant les mois d’été.
Non.
En attendant que les racines de nos vivaces se fraient un chemin vers des sources d’eau sûres, en sous-sol, il va falloir les pouponner et apporter l’eau nécessaire pour qu’ils prennent leur indépendance. C’est là où le bât blesse. En effet, nous avons déjà pouponné des petits humains et nous savons que cela représente beaucoup de travail, un travail que nous ne voulons pas faire. Donc nous opterons pour un arrosage goute à goute. Cela devrait servir de nounou pour les jours très secs d’été où on vaque à d’autres occupations bien moins productive.
Et ce goute à goute, il faut bien l’alimenter en H2O. Pour cela, il y a deux options. Soit

  • on a une arrivée d’eau et à ce moment là il suffit de brancher le goute à goute dessus et payer la facture à la fin du mois. Chez nous, c’est impossible, il y a PAS l’eau courante.
  • on n’a pas d’arrivée d’eau installée par l’humanité, mais on a l’eau du ciel : BANCO!

Ce sera l’eau du ciel….sans toit pour la capter…alors voici comment nous avons procédé :

Deux poubelles de 80 L chacune, deux robinets, un ruban de Teflon et une perceuse munie d’une cloche :

Le principe est simple. L’eau est stockée dans les poubelles et peut être distribuée via les robinets (premier prix)

On a fait deux essais de voile en moustiquaire qu’on a laissés dans la tempête une semaine. Le résultat était surprenant…enfin pas pour tout le monde.

Vous aurez surement remarqué les tendeurs pour fixer les couvercles sur les poubelles

Il s’avère qu’après une semaine de pluie légère et de beaucoup de vent violent, la poubelle de gauche est la plus remplie. Celle avec sa moustiquaire qui couvre toute la surface du couvercle. Elle a gagné de peu, mais elle a gagné quand même.

Bon, quoiqu’il arrive, on les place toutes les deux sur le terrain (B). Une en haut de la pente pour couvrir la première partie de la forêt, l’autre à mi-chemin pour couvrir la deuxième moitié de la forêt. Les nuages et la gravité feront le reste.

Une dernière chose que l’on a fait pour aider les plants à être autonome en eau le plus rapidement possible, c’est de creuser des mini rétention d’eau en amont de chaque plant. Comme ceci :

Faire une mini rigole en amont du plant, en plus du mulch, est censé permettre de retenir l’eau de pluie pour qu’elle s’infiltre doucement au niveau des racines du plant. Enfin, en théorie.

Poser une clôture

On nous a souvent demandé pourquoi faire une clôture. Quoi répondre? La pression du voisinage? Les sangliers? Les pillards voleurs d’arbres ?
La réponse est tout autre : faire pousser des haies! De toutes les couleurs, les hauteurs et de toutes les feuilles. Le but étant de protéger le terrain d’une seule chose : le vent. Fabriquer un climat doux pour pouvoir faire pousser plus d’essences et à l’abri. La clôture servira de support pour quelques années le temps que les plantes s’installent.
Maintenant que la justification est trouvée, nous devons passer à la mise en oeuvre. La décision se fera sur plusieurs semaines et à la fin, encore une fois, c’est l’opportunité qui fera office de décision. Nous trouverons ce qu’il nous faut en matériel dans l’Yonne :

https://www.piquet-bois-bossard.com/

Une fois le matériel prêt, il faudra trouver la main d’œuvre. Heureusement pour nous, nous avons a disposition de bonnes mains volontaires. En quelques heures, c’était plié. 35 piquets et 50 mètres de clôture posés entre 8h et 15h.

Reste donc à planter les premières plantes qui vont – sur 15 ans – remplacer les poteaux et les grillages. Pour cela, j’ai de nouveau sorti le porte-feuille et le fichier excel. Voici ce que j’ai acheté :

Albizia julibrissin
Erable Champêtre
Amelanchier du Canada
Noisetier Commun
Cornouiller Sanguin
Charme
Prunier Myrobolan
Troène d’Europe
Sorbier – Cormier
Aulne noir
Viorne obier
Laurier Tin
Photinia ‘Red Robin’
Escallonia ‘Crimson Spire’
Cotoneaster laiteux
Chalef Argenté
Osmanthe à feuille de houx
Troène du Texas
Abelia
Oranger du Mexique
Laurier du Portugal
Nandina Richmond –
Fusain du Japon
Bruyère d’hiver

Pour en savoir plus sur les techniques de plantation (ou plantage ?) c’est par ici

Abonnez-vous !

Création d’une forêt comestible dans le Gâtinais

Suivez la création (sur plusieurs années) de cette forêt comestible dans le Gâtinais.

Étape par étape et au fil des saisons, suivez la création de cette forêt comestible.

  • Comment observer ?
  • Quel design ?
  • Quelles essences planter ?
  • Quand planter ?
  • Ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas sur ce sol et ce climat.

Le(s) terrain(s) dans le Gâtinais

Passer à l’acte

«Bien que les problèmes du monde sont de plus en plus complexes, les solutions restent d’une simplicité embarrassante.»

— Bill Mollison.

Après quelques années de tergiversation et beaucoup d’exploration théorique, nous sommes passé à l’acte. On a acheté deux terrains dans le Gâtinais pour y faire pousser une forêt et expérimenter l’habitat naturel. Mieux que de laisser de l’argent à nos enfants – en espérant qu’une énième crise financière n’emporte pas tout – nous préférons laisser une production de nourriture autonome qui durerait plusieurs décennies, ainsi qu’un abris. Enfin, essayer en tout cas.

Nous avons donc acheté ces deux terrains pour un total de 1 000 m². L’un jonché dans la forêt (A) – 200 m², l’autre au bord d’un champ (B) – 800 m²

(A) servira à expérimenter la construction terre-paille et l’élévation d’une tiny house sur roues.
(B) sera le lieu de naissance d’une forêt comestible.

(A) est en triangle en plein dans la forêt.

(B) est bordé d’une forêt de chêne au sud, de mûres au nord et d’un champ agricole à l’ouest. Pas parfait comme exposition mais un terrain dégagé dans lequel nous pouvons nous projeter.

Il faut bien avouer que c’est l’opportunité qui a plus orienté notre achat qu’une réelle prospection d’un terrain parfait. Nous pensons que c’est important d’accepter ce qui se présente plutôt que de vouloir tout maitriser. Il faudra bien faire avec ce que l’on a – dans toute sa diversité – si on veut réellement changer la donne. En France, nous avons certes beaucoup de chance au niveau de qualité des terres, mais la permaculture doit s’instaurer partout, y compris là où les terrains sont moins accueillant.

https://www.facebook.com/greeningthedesert2/

Et le dernier

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer