Mis en avant

Création d’une forêt comestible dans le Gâtinais

Suivez la création (sur plusieurs années) de cette forêt comestible dans le Gâtinais.

Étape par étape et au fil des saisons, suivez la création de cette forêt comestible.

  • Comment observer ?
  • Quel design ?
  • Quelles essences planter ?
  • Quand planter ?
  • Ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas sur ce sol et ce climat.

Allez d’accord, un potager

Inutile d’expliquer pourquoi on est contre installer un potager sur un lieu qui doit accueillir une forêt et qu’on ne visite que quelques fois par mois…mais n’empêche. On avait quelques courges, des plants de tomates et des haricots qui traînaient (en ville) et un endroit parfait pour les accueillir (un banc fabriqué qui vient de faire son apparition sur le terrain B fait du bambou du terrain A)

Alors on l’a fait :

Ca ne ressemble à rien pour l’instant. L’ambition n’est que de voir ce que cela va donner dans quelques semaines. Sous un arbre, les plants devraient résister à la sécheresse et à la canicule annoncées. Au mieux, on déguste un peu de légumes, au pire tout retourne au sol sous forme de graines (non F1) et de matière organique

Pendant ce chantier familial on a eu la chance d’avoir la visite rapide d’une tondeuse à prairie qui fait aussi machine à compost. C’est à un voisin. Quel honneur !!

La suite de cet article mi-juillet 2020

Le printemps

Enfin le déconfinement. L’occasion d’aller découvrir ce que la nature fait sur notre terrain au printemps. Et on peut dire qu’elle ne nous a pas déçus.

On a constaté la composition de notre prairie et on a planté de nouveaux plants. La suite en images.

Nous avons été très étonnés (naïfs) de voir que la prairie avait poussé autant. En tout cas, la diversité est au rendez-vous et c’est parfait comme prélude à une belle forêt. Il reste juste à dégager des allées. C’est chose faite avec l’aide d’une planche et surtout d’un rotofil :

Et on décide d’implanter encore de nouveaux plans. Principalement des petits fruits.

Et de regarder et entretenir ce qu’on avait installé cet hiver. Et ce qui pousse naturellement (la vigne surtout)

Le vrai plaisir est de contempler. Vraiment. Prendre le temps. Chaque mètre au sol grouille de vie. C’est un peu cul-cul mais c’est vrai.

Le printemps est vraiment une saison où tout est beau et regorge de vie. Rendez-vous donc dans la secheresse de ce l’été.

Les jus de légumes

On a fait l’acquisition récemment d’un extracteur de jus. Le but étant d’avoir les nutriments d’une alimentation végétale en limitant les fibres qui vont avec. On doit ménager notre digestion.

Comment ça marche?

Ça marche très simplement. Il faut juste couper les légumes pour qu’ils passent dans la mâchoire de la bête. On laisse la peau sur la plupart des légumes. On les coupe en morceaux raisonnables et on les donne à manger à la machine:

Ici du navet, de la patate douce du persil, de la carotte (?) et une pomme.

Et d’un côté sort le jus et de l’autre, la matière sèche:

Il faut éviter, en gros, tous les trucs cuits ou trop mûres (ce qui les rend mous) Par exemple, l’aloé vera, la banane mûre ou la pomme de terre cuite. Il faut aussi éviter les légumes trop secs. Comme le brocoli au bout de 9 jours dans le frigo. Ca fait grincer la machine parce que tout le jus censé être dans le légume est parti avec le temps.

Parfois on mélange le jus de légume à un bouillon d’un précédent repas (l’eau de cuisson de légumes ou de viandes) Faut être motivé mais ce n’est foncièrement mauvais…et c’est un concentré de nutriments (sans les fibres)

Que faire de la matière sèche ?

Pour l’instant: rien de convaincant. J’attends vos commentaires.
On a essayé une omelette avec des lentilles et les restes de jus. Pour cela, il suffit de mélanger la matière sèche résiduelle à des lentilles (cuites), d’ajouter trois œufs, pour finir l’appareil à omelette et faire son omelette. Le résultat n’est pas top. La matière sèche n’apporte rien. A mon goût, bien sûr. A réessayer
Nous avons tenté le lombricompost mais cela fait plus de champignons (mycélium poilu) qu’autre chose. Donc, pour l’instant, rien de concluant.

Les jus de LÉGUMES.

On prévient souvent de faire attention de continuer à faire des jus de légumes. La tentation est effectivement de faire des jus de fruits. Au début, on met surtout des carottes, de la betterave, des navets et une petite pomme. A la fin, on met des pommes, des oranges, des kiwis et une petite patate douce. PAS BIEN. L’idée est limiter l’apport en sucre (présent dans les fruits). On retrouve de toutes façons ces sucres partout dans l’alimentation. Certes, les jus de légumes n’ont pas un gout de sucre qui fait vriller notre cerveau, mais ils sont bons. On sent les bien-faits des légumes à chaque gorgée. Même avec une odeur de foin.

Recettes

Notre recette préférée est de mélanger une patate douce, une carotte par personne, une betterave crue et un ou deux fruits (une pomme et une orange épluchée ou un kiwi). Par dessus tout ça, soit quelques feuilles de salade avec une aromatique (de la menthe ou du cresson ou du persil). Mais il faut faire comme on le sent en respectant :

  • Continuer à faire des jus de légumes et ne pas céder à la tentation de faire des jus de fruits
  • Ne mettre en dose que ce qu’on serait capable de manger (personne ne peut manger 5 carottes et deux navets; tout ça  cru)
  • Prendre un verre de jus par jour, pas plus. La différence entre un remède et un poison est le dosage
  • Prendre le verre de jus 1/2 heure avant de passer à table, après le fruit et avant le chaud.

On vient de commencer cette expérience du jus, alors n’hésitez pas à nous laisser des commentaires pour qu’on s’améliore. On n’a pas regardé en détail Thierry Casasnovas mais les jus semblent être du bon sens.

Végétaliser en Ville

Souvent on entend des hippies dire qu’ils partiraient bien à la campagne pour renouer avec la nature. Aujourd’hui, je les envoie sur mon blog en leur disant que c’est ce qu’on a fait, mais depuis toujours on leur dit qu’avant de gouter à la vie permacole dans un cadre idyllique et à la campagne, qu’ils peuvent le faire ici, en ville.
On peut, en effet, découvrir les joies de la botanique sans quitter forcément le lieu où on habite (quand on habite un appartement sans balcon en ville bien sûr). On le doit même. Se faire la main dans un environnement accessible tous les jours. Car les plantes poussent tout le temps et apprendre à les cultiver est une activité qui se mène au quotidien. Donc, avant tout, là où on habite.

Planter dans la rue

En 2016, on a donc obtenu notre permis de végétaliser et on a entamé l’aménagement d’un carré en bas de chez nous, à Paris :

Avec un peu de soin, du terreau (en quantité limitée), du paillage, du compostage de surface et quelques années :

Ce qui est merveilleux, avec ce genre d’initiative, ce sont les réactions des voisins. Ils ont été ravis. On a eu le droit à des compliments et des encouragements de tous bords. On nous a même proposé de l’argent pour services d’embellissement rendus. On a refusé, bien sûr.
Certains de nos voisins ont végétalisé à leur tour les autres carrés de la place.

Faire pousser de la nourriture

Le but n’est pas seulement d’égayer notre cadre de vie, mais aussi de produire un peu de nourriture. C’est très dur, mais on ne se décourage pas. On y arrive même. Pas de quoi nourrir une famille pendant ne serait-ce qu’un repas, mais nous avons tout de même mangé un peu de ce que nous avons fait pousser.

Et on recommence tous les ans. C’est toujours ça de pris.

On peut attendre le terrain parfait, tout savoir sur les légumes qu’on veut planter ou avoir vues toutes les vidéos du Tube. Des conditions parfaites, en somme, pour apprendre à faire pousser de la nourriture. Mais celles-ci ne seront jamais réunies. Donc commençons par apprendre à faire pousser de la nourriture dans des conditions imparfaites (la ville et à l’instinct avec un peu d’aide du Tube) et rendons-nous compte de ce que cela veut dire de manger. C’est une question de santé.

Quelques ressources web

Des graines pour semer

Des arbres à faire pousser

Des vidéos à regarder (pour commencer)

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires !

En ville on peut aussi récolter de l’eau de pluie et fabriquer de la matière organique en installant un lombricomposteur. Au début, cela parait énorme, mais une fois qu’on a chopé le principe que la nature est une machine parfaite, quelque soit l’échelle, tout devient accessible.

Nichoir à mésanges

Pour contrer les chenilles processionnaires présentes un peu partout autour de nous, nous avons décidé – humblement – d’attirer leurs prédateurs. A savoir, les mésanges. Pour cela, on construit un nichoir.
En creusant un peu, on a découvert que cette espèce va bien. On a aussi découvert que c’est une espèce cavernicole, autrement dit, qui s’installe dans les arbres morts. Or, la politique forestière dans le Gâtinais est plutôt au laisser faire…c’est-à-dire qu’on laisse les arbres morts debout. (Disparition des oiseaux ou pas et la situation de la biodiversité en IDF en 2016) En gros, c’est catastrophique partout pour les oiseaux sauf dans les forêt d’Ile de France.
A quoi bon du coup ? Excellente question! Pour une fois qu’il n’y a pas d’urgence écologique, pourquoi se faire chier? Deux réponses à cette question :

  1. C’est le confinement et il faut bien occuper les enfants.
  2. La seule solution aux chenilles processionnaires qu’on voit autour de nous consiste à mettre une combinaison, prendre un méga-sécateur, une échelle; de prendre un gros risque d’une belle irritation cutanée pour finir par tout bruler dans un feu. Très humain comme solution, mais pas pour nous. En plus, on a jamais vu de mésange bouffer une chenille. Nous. Les urbains.

L’alternative consiste donc à construire un nichoir à mésange et de l’installer autour des pins qui entourent notre terrain (là où vivent les chenilles processionnaires du pin)

Les plans du nichoir sont facilement accessibles : ici
Pour en savoir plus sur quelle mésange on va favoriser, ici la mésange charbonnière, c’est ici

Alors voici en quelques photos ce qui a été fait :

La suite consistera à poser ce nichoir dans un arbre, mais on fera un article dédié lorsque le confinement sera terminé et que l’on pourra se déplacer.

Cassons la croûte…

Le temps d’un weekend sur le terrain B, on a été témoin d’un phénomène courant dans le Gâtinais: la croûte. Cette croûte apparait avec l’argile. ( Types de sols On dirait qu’on a à faire à sol de type 2 ou 1 ) Bref, cette croûte est apparue autour des piquets posés au mois de janvier. Pour l’éliminer on a décidé de planter du blé et du seigle. Le tout tapissé d’une couche de feuille.

Et à la fin, sur une dizaine de poteaux, cela donne ça:

La fin des croûtes au prochain épisode…

Le sirop de Kumquat

On a eu, à Noël, un Calamondin. C’est un arbuste très productif et donc nous nous sommes posé la question de que faire de ces fruits très amers. Il était hors de question de les jeter et de manger tel quel des fruits aussi amers était peu envisageable.

Calamondin
Un hybride très productif

Récolte des fruits

Après avoir cueilli les fruits sur l’arbre, nous les épluchons l’un après l’autre. On y laisse les pépins, hein. On peut même y laisser quelques bouts d’écorce.

Les ingrédients du sirop

Pour faire le sirop, il faudra du miel, les fruits de Calamondin et une herbe aromatique, ici du persil.

Caraméliser le miel

A feu doux, mettre le miel à chauffer jusqu’à ce qu’il bulle à la surface. Cela signifie qu’il est en train de caraméliser.

Ajouter les autres ingrédients

A savoir: les fruits et les herbes aromatiques. Une fois que l’ébullition a repris, attendre une grosse minute et …

Filtrer le contenu

Avec un chinois…

Et enfin mettre en bouteille

et déguster…en mélangeant avec de l’eau, bien sûr.

Cette recette a été inspirée (pompée) sur la vidéo de Ma Ferme Autonome. C’est le côté libre dans les ingrédients qui est intéressant. Et puis, on trouve beaucoup de vidéos sur le sujet (https://www.youtube.com/results?search_query=dr+stone+coca)

Ma ferme autonome fait du coca

Laissez en commentaire ce que vous pensez de ce sirop. N’hésitez pas à changer les ingrédients et nous faire part de vos expérimentations et résultats.

Les plantes gratuites.

Voulant installer des plantes aromatiques sur notre terrain et semer la zizanie dans les appareils olfactifs des visiteurs, nous avons fait le bilan de ce nous avions à disposition. Plutôt que d’acheter des plants, nous avons regardé autour de nous.

Les plantes quj poussent déjà sur le terrain

Celles qui poussent sur notre terrain.

Prenons l’exemple de cette magnifique aubépine (oui, il faut la deviner sur cette photo) Elle pousse naturellement sur le terrain. Elle pousse à un endroit stratégique et servira (plus tard) de paravent. Vu qu’elle pousse sans rien lui demander, elle sera bien installée et vigoureuse. Elle pourrait même servir de porte-greffe pour une autre espèce…Donc, rien à faire que de lui laisser le temps de pousser.

La lavande, on en trouve partout

Dans un jardin pas loin, nous avons trouvé un lavandin qui n’attendait qu’une chose, vivre mieux. Pour un lavandin, vivre mieux c’est vivre au soleil. Là où il se trouvait, il n’était pas heureux. Il ne rayonnait pas, y compris sur les personnes qui le voyaient terne, tous les jours. Donc, nous l’avons déplacé dans l’espoir de le mettre en lumière.

De la ciboulette et du thym à ramasser

Voici que sur le chemin nous trouvons par terre, comme ça, de la ciboulette et du thym. C’est odorant, gratuit et absent de notre terrain. Un coup de fourche et le déménagement est fait.

Le romarin à l’étouffée

Après avoir prélevé quelques brins de romarin sur un plant voisin du lavandin sous-exposé, nous l’avons repiqué sur le terrain en utilisant la technique de l’étouffé (Bouturage à l’étouffée)

Mise à jour du 7 mars 2020.

On a trouvé un très beau spécimen de ciboulette, bien plus beau que celui qu’on a importé. Malheureusement, il est en plein milieu d’un chemin. On croise les doigts.

Et nous avons planté de la menthe et du basilic japonais. C’est à l’état de graines que nous les avons plantés. A suivre alors.

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